Combien de questions, combien de temps, quel seuil ?
La réponse dépend du régime, et pour cinq domaines sur six elle ne figure dans aucun texte. Pour l'amiante, l'électricité, le gaz, le plomb et les termites, l'annexe I, § 4.1.3.1 de l'arrêté du 1er juillet 2024 se borne à disposer que l'examen théorique est décomposé en deux modules (l'un pour la certification sans mention, l'autre pour l'extension de périmètre à la certification avec mention) et que chaque module ne peut pas être fractionné. Nombre de questions, durée, seuil et conditions de rattrapage relèvent du dispositif particulier de chaque organisme certificateur, élaboré par son comité de pilotage (annexe I, § 1.1). Le DPE relève d'un texte propre, l'arrêté du 20 juillet 2023 modifié par l'arrêté du 16 juin 2025, et son examen théorique est, lui, calibré par la réglementation : 75 questions à quatre propositions en 90 minutes pour le module sans mention, 35 questions en 45 minutes pour le module d'extension, avec un seuil de plus de 75 % de bonnes réponses (annexe I, § 2.2.3). L'audit énergétique réglementaire, qui n'est ni un domaine de certification ni une mention mais une extension du périmètre de la certification DPE, est dans le même cas : le décret n° 2023-1219 du 20 décembre 2023 (annexe II, A) fixe 50 questions en une heure, avec le même seuil de plus de 75 %. Les valeurs applicables domaine par domaine, et le statut de chacune (fixée par l'arrêté ou observée chez un organisme certificateur) sont portées par les pages de domaine de ce site. Une page qui annonce « le QCM officiel d'amiante compte tant de questions » avance un chiffre que le texte ne contient pas.
Y a-t-il des points négatifs ?
Aucun des deux textes n'institue de pénalité pour réponse fausse : ni l'annexe I, § 4.1.3.1 de l'arrêté du 1er juillet 2024, ni l'annexe I, § 2.2.3 de l'arrêté du 20 juillet 2023 ne prévoient de retrait de points. Pour le DPE, l'arrêté du 16 juin 2025 a en outre confié l'examen théorique à un outil numérique d'évaluation et de correction automatique, ce qui laisse peu de place à une pondération locale. Pour les cinq autres domaines, le barème fait partie des paramètres laissés à l'organisme certificateur (annexe I, § 1.1) : c'est le règlement d'examen qui fait foi. Nos QCM sont notés en barème neutre, sans pénalité, pour cette raison.
Qu'est-ce que le référentiel national de questions du DPE ?
L'annexe I, § 2.2.3 de l'arrêté du 20 juillet 2023 prévoit que les questions de l'examen théorique du DPE sont tirées d'un référentiel national, géré et maintenu par les services du ministre chargé de la construction. Depuis l'arrêté du 16 juin 2025, ce tirage est aléatoire, effectué au moment de l'examen, et la répartition par niveau de difficulté est imposée : 15 questions faciles, 36 moyennes et 24 difficiles sur les 75 du module sans mention ; 6, 17 et 12 sur les 35 du module d'extension. Ce référentiel n'est pas publié : nul ne peut légitimement le reproduire, et aucun service d'entraînement ne peut prétendre le restituer. Nos questions de DPE sont reconstruites depuis les textes publics (arrêté du 20 juillet 2023 modifié et son annexe III, code de la construction et de l'habitation) et chacune cite son article.
Peut-on passer l'examen théorique à distance ?
Pour le DPE, non : l'annexe I, § 2.2.3 de l'arrêté du 20 juillet 2023 impose un examen en présentiel, en présence d'un surveillant, et exclut la réalisation à distance. L'arrêté du 16 juin 2025 y a ajouté le passage sur un outil numérique d'évaluation et de correction automatique : un outil numérique surveillé, donc, et non un examen depuis son domicile. Pour les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, la modalité de passage n'est pas fixée par le texte et relève du dispositif de chaque organisme certificateur (annexe I, § 1.1). Aucun entraînement en ligne, le nôtre compris, ne se déroule dans les conditions de l'épreuve réelle.
Faut-il repasser le module sans mention pour obtenir la mention ?
Non. L'annexe I, § 4.1.3.1 de l'arrêté du 1er juillet 2024 décompose l'examen théorique en deux modules : l'un pour la certification sans mention, l'autre pour l'extension de périmètre à la certification avec mention. Un diagnostiqueur déjà certifié sans mention qui étend son périmètre passe le module d'extension, chaque module restant non fractionnable. Les mentions ne concernent que le plomb et l'amiante (art. 3) ; le DPE dispose d'une mention propre sous son texte distinct. C'est précisément ce flux d'extension qui fait qu'un professionnel déjà certifié repasse un examen théorique, alors que le renouvellement de sa certification, lui, n'en comporte plus (annexe I, § 4.5).
Sur quoi porte exactement l'examen théorique ?
Sur un référentiel de compétences publié, domaine par domaine, à l'annexe III de l'arrêté du 1er juillet 2024 : § 2.1.1 pour le plomb, § 2.2.1 pour l'amiante, § 2.3.1 pour les termites, § 2.4.1 pour le gaz, § 2.5.1 pour l'électricité, chaque domaine comportant en outre un programme complémentaire propre à la certification avec mention. Ces paragraphes énumèrent les connaissances exigées : structures et systèmes constructifs, terminologie technique et juridique du bâtiment, propriétés du matériau ou du fluide concerné, risques sanitaires ou de sécurité, dispositifs législatifs et réglementaires applicables, rôle et responsabilités des intervenants, normes et méthodes de repérage ou de contrôle. Pour le DPE, c'est l'annexe III de l'arrêté du 20 juillet 2023 qui tient ce rôle, complétée par l'arrêté du 16 juin 2025. Un programme de révision qui sort de ces annexes sort du champ de l'examen.
L'examen pratique est-il aussi un QCM ?
Non, et il n'est pas simulable en ligne. Pour les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, l'examen pratique décrit à l'annexe III (§ 2.1.2, 2.2.2, 2.3.2, 2.4.2 et 2.5.2 selon le domaine) porte sur la mise en œuvre des méthodes sur site : repérages, mesurages, prélèvements et constitution d'échantillons, analyse de risque, rédaction d'un rapport en langue française. Pour le DPE, depuis le 1er janvier 2026, il s'agit de la réalisation d'un diagnostic complet sur un bâtiment réel ou équipé, d'une durée minimale de deux heures en continu et en présence d'un examinateur ; le régime transitoire qui autorisait les cas simulés a pris fin le 31 décembre 2025. Nous préparons l'examen théorique et nous ne prétendons pas préparer celui-ci.
Où trouver les modalités exactes de son propre examen ?
Pour l'amiante, l'électricité, le gaz, le plomb et les termites : dans le dispositif particulier de certification de votre organisme certificateur. C'est ce document, élaboré par le comité de pilotage de l'organisme (annexe I, § 1.1 de l'arrêté du 1er juillet 2024), qui fixe le nombre de questions, la durée, le seuil et les conditions de rattrapage ; l'arrêté, lui, ne les fixe pas. Pour le DPE, la réponse est dans le texte lui-même : annexe I, § 2.2.3 de l'arrêté du 20 juillet 2023, modifiée par l'arrêté du 16 juin 2025. Les exigences d'accréditation auxquelles ces organismes sont soumis figurent dans le référentiel COFRAC CERT CEPE REF 26 (révision 09, applicable au 1er novembre 2025), document public que nous citons comme source documentaire et jamais comme caution.