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01Veille réglementaire

Examen pratique du DPE depuis le 1er janvier 2026 : un diagnostic complet sur bâtiment réel, et pourquoi nous ne le préparons pas

Depuis le 1er janvier 2026, l'examen pratique du DPE est un diagnostic complet sur bâtiment réel, deux heures minimum. Ce que nous ne préparons pas.

Rédaction QCM DiagnostiqueurMis à jour le 25 juillet 2026 7 min de lecture

Ce que dit le texte

L'examen de certification au diagnostic de performance énergétique comporte deux épreuves : un examen théorique et un examen pratique. Elles ne se remplacent pas l'une l'autre, et la réussite de l'une ne dispense pas de l'autre.

Depuis le 1er janvier 2026, l'examen pratique consiste en la mise en pratique réelle de l'intégralité d'un diagnostic, sur un bâtiment réel ou aménagé, d'une durée minimale de deux heures en continu, en présence d'un examinateur. Le candidat y met en œuvre effectivement ses instruments de mesure et de relevé.

La base de cette règle est l'arrêté du 20 juillet 2023, NOR TREL2311731A, publié au JORF n° 0178 du 3 août 2023, dont l'article 7 organisait le régime transitoire arrivé à échéance le 31 décembre 2025.

Durée minimale
2 h

En continu

Support
Réel

Bâtiment réel ou aménagé

Examinateur
1

Présence obligatoire

Arrêté du 20 juillet 2023 : examen pratique du DPE depuis le 1er janvier 2026.

Ce qui a expiré le 31 décembre 2025 : le régime des cas simulés

Jusqu'au 31 décembre 2025, l'article 7 de l'arrêté du 20 juillet 2023 autorisait une épreuve pratique sensiblement différente : une mise en situation d'un cas pratique permettant la réalisation d'un diagnostic, construite à partir d'informations fournies par le biais de descriptifs, de documents justificatifs, de photographies, d'un dispositif de simulation d'un bâtiment ou de tout autre biais.

Autrement dit, l'épreuve pouvait se dérouler sur un bâtiment qui n'existait pas physiquement devant le candidat. Ce régime était transitoire, et il l'a été jusqu'au bout : il n'a pas été prorogé.

La différence entre les deux régimes n'est pas cosmétique. Un cas simulé évalue la capacité à traiter des données déjà collectées, mises en forme et fiabilisées par le concepteur du sujet. Une épreuve sur bâtiment réel évalue en plus la collecte : ce qu'on repère, ce qu'on mesure, ce qu'on justifie, ce qu'on ne peut pas justifier et comment on le traite. C'est la partie du métier qui ne se transmet pas par un écran.

Ce que nous ne préparons pas, et pourquoi nous l'écrivons ici

Ce site est une banque de QCM d'entraînement à l'examen théorique. Il ne prépare pas l'examen pratique, et il ne peut pas le préparer.

La raison n'est pas un choix de périmètre commercial : elle est matérielle. L'épreuve exige un bâtiment, des instruments de mesure réellement manipulés et un examinateur présent. Aucun de ces trois éléments n'est reproductible dans un navigateur. Un service en ligne qui prétendrait « préparer l'examen pratique » ne préparerait, au mieux, que la culture procédurale qui l'entoure, ce qui n'est pas la même chose, et le dire autrement serait une allégation inexacte sur la nature du service.

Nous préférons l'écrire à cet endroit, en clair, plutôt qu'en note de bas de page. Un candidat qui découvre cette limite après avoir payé a été mal informé ; un candidat qui la connaît avant peut organiser sa préparation en conséquence.

Ce qu'un candidat doit faire à la place

L'épreuve pratique se prépare par la pratique, et la réglementation elle-même organise cette mise en situation. Trois leviers existent, et aucun ne passe par un service en ligne.

La partie pratique de la formation initiale obligatoire. Pour le DPE, la formation initiale préalable à l'examen comporte une part de pratique, dont une part de terrain. C'est le premier endroit où demander du temps sur bâtiment réel, et le moment où le réclamer si le programme reçu paraît essentiellement théorique.

La mise en situation encadrée après certification. Le dispositif DPE prévoit, la première année, une formation en milieu professionnel portant sur des missions réelles et complètes, encadrée par un tuteur certifié. Elle intervient après l'examen, mais elle rappelle la logique du texte : la compétence pratique se construit sur ouvrage, sous supervision.

L'accompagnement terrain auprès d'un professionnel en exercice. Accompagner un diagnostiqueur certifié sur des missions réelles, dans le respect des règles d'accès aux sites et de confidentialité, reste le moyen le plus direct d'affronter les conditions de l'épreuve. Ce n'est pas une prestation que nous vendons ni que nous organisons : c'est une démarche à mener auprès de son organisme de formation et de son réseau professionnel.

Un point de méthode, enfin. La partie théorique n'est pas déconnectée de la pratique : les valeurs par défaut, la hiérarchie des justificatifs, la typologie des anomalies ou les règles de classement sont exactement ce qu'il faut avoir en tête pour ne pas perdre de temps devant un bâtiment. Réviser le QCM ne remplace pas le terrain, mais le terrain se déroule mieux quand le référentiel est acquis.

Les cinq autres domaines : un examen pratique aussi, mais sans durée fixée

La règle des deux heures sur bâtiment réel est propre au DPE. Elle ne s'applique pas aux domaines amiante, électricité, gaz, plomb et termites, qui relèvent de l'arrêté du 1er juillet 2024.

Ces cinq domaines comportent bien un examen pratique : l'annexe III de l'arrêté en décrit, domaine par domaine, le contenu attendu (application de la méthodologie de réalisation du diagnostic, usage des outils dédiés, élaboration d'un rapport détaillé, de croquis et de conclusions, rédaction en langue française, et pour l'amiante ou le plomb la maîtrise des protocoles de prélèvement et de mesurage).

En revanche, l'arrêté du 1er juillet 2024 ne fixe ni durée, ni support, ni modalité chiffrée de cette épreuve. Comme pour l'examen théorique, ces paramètres relèvent du dispositif particulier de certification de chaque organisme certificateur accrédité. Un candidat sur l'un de ces cinq domaines doit donc se reporter au référentiel publié par son organisme, et non à la règle DPE.

RégimeTexteExamen pratique
DPEArrêté du 20 juillet 2023, art. 7Diagnostic complet sur bâtiment réel ou aménagé, 2 h minimum en continu, devant examinateur, depuis le 1er janvier 2026
Amiante, électricité, gaz, plomb, termitesArrêté du 1er juillet 2024, annexe IIIContenu décrit par le texte ; durée, support et modalités arrêtés par chaque organisme certificateur
Des régimes distincts. Aucun ne se déduit de l'autre.

Une limite assumée plutôt qu'une promesse commode

Dire ce qu'on ne fait pas coûte quelque chose. Nous le disons quand même, pour une raison simple : sur cette matière, la vérifiabilité est la seule chose qui distingue un support sérieux d'un autre.

Un service qui laisse croire qu'il prépare l'intégralité de la certification, examen pratique compris, se contredit dès que le candidat lit l'article 7 de l'arrêté du 20 juillet 2023. Un service qui affiche la frontière, avec la date et la référence du texte qui la fixe, se laisse vérifier.

Ce que nous préparons est délimité et vérifiable : l'examen théorique, sur chacune des lanes du site, avec pour chaque question la référence de l'article qui la fonde et la date de sa dernière revue. Ce que nous ne préparons pas est écrit ici, à la même taille.

L'examen pratique du DPE peut-il encore être passé sur un cas simulé ?
Non. Le régime transitoire de l'article 7 de l'arrêté du 20 juillet 2023, qui autorisait une mise en situation à partir de descriptifs, documents, photographies ou d'un dispositif de simulation, a expiré le 31 décembre 2025.
La durée de deux heures s'applique-t-elle à l'examen pratique de l'amiante ou du gaz ?
Non. Elle est propre au DPE. L'arrêté du 1er juillet 2024, qui régit l'amiante, l'électricité, le gaz, le plomb et les termites, ne fixe aucune durée d'examen pratique : les modalités relèvent de chaque organisme certificateur accrédité.
Le renouvellement de certification comporte-t-il un examen pratique ?
Dans les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, oui : l'annexe I, § 4.5 prévoit un examen documentaire et un examen pratique, complétés par la formation continue. Il n'y comporte en revanche pas d'examen théorique.
Où trouver les modalités exactes appliquées à ma session ?
Dans le référentiel de certification publié par l'organisme certificateur accrédité auprès duquel vous déposez votre dossier. C'est lui qui arrête les modalités que l'arrêté ne fixe pas.

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