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01Certification et cycle

Devenir diagnostiqueur immobilier : le parcours de certification, de l'amiante au DPE

Prérequis d'accès, examen théorique puis examen pratique : le parcours de certification des six domaines de diagnostic, de l'amiante au DPE, texte par texte.

Rédaction QCM DiagnostiqueurMis à jour le 25 juillet 2026 7 min de lecture

Six certificats, pas un diplôme unique

Il n'existe pas de diplôme de diagnostiqueur immobilier. Il existe des certifications de personnes, délivrées domaine par domaine par des organismes certificateurs accrédités : chacune a son propre certificat, sa propre date d'échéance et son propre examen. Un professionnel qui intervient sur l'amiante, l'électricité et la performance énergétique détient trois certificats distincts, obtenus séparément et renouvelés séparément.

Ces certifications relèvent de textes différents, et c'est la première chose à établir avant d'organiser un parcours. L'amiante, l'électricité, le gaz, le plomb et les termites sont régis par l'arrêté du 1er juillet 2024 (NOR TREL2416836A), publié au Journal officiel n° 0159 du 6 juillet 2024 et applicable depuis le 1er septembre 2024 (art. 13). Le diagnostic de performance énergétique relève d'un texte propre : l'arrêté du 20 juillet 2023, lui-même modifié par l'arrêté du 16 juin 2025.

Deux textes, deux calendriers, deux jeux d'exigences. Les conditions d'entrée, la durée de la formation initiale obligatoire et surtout le format de l'examen théorique diffèrent d'un régime à l'autre. Toute présentation qui fond les six domaines dans un régime unique est fausse dès sa première phrase.

RégimeDomainesTexte fondateurFormat de l'examen théorique
Arrêté du 1er juillet 2024Amiante, électricité, gaz, plomb, termitesNOR TREL2416836A, applicable au 1er septembre 2024Non chiffré par l'arrêté : deux modules non fractionnables (annexe I, § 4.1.3.1)
Arrêté du 20 juillet 2023Diagnostic de performance énergétiqueModifié par l'arrêté du 16 juin 2025Intégralement fixé : 75 questions, 90 minutes, plus de 75 % (annexe I, § 2.2.3.1)
Des régimes distincts, jamais fondus. Les paramètres du DPE ne s'appliquent pas aux cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, et réciproquement.

Les prérequis d'accès : ce que l'arrêté exige, et ce qu'il n'exige pas

Sur les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, et pour une certification sans mention, le texte ne pose aucune condition de diplôme ni d'expérience professionnelle. L'annexe I, § 4.1.1 impose une seule chose au candidat : avoir suivi avec succès une formation initiale de trois jours, dispensée par un organisme de formation certifié et adaptée à la nature du certificat demandé. C'est la réponse factuelle à la question « peut-on devenir diagnostiqueur sans diplôme » : sur ces cinq domaines et à ce niveau, l'arrêté ne l'interdit pas.

La situation change dès que la mention entre en jeu. La certification avec mention est réservée aux seuls domaines plomb et amiante (art. 3), et l'annexe III, § 1 y ajoute une condition d'entrée : le candidat doit fournir l'une des trois preuves alternatives suivantes.

  • La preuve, par tous moyens, d'une expérience professionnelle de trois ans de technicien ou d'agent de maîtrise du bâtiment, ou dans des fonctions d'un niveau professionnel équivalent dans le domaine des techniques du bâtiment.
  • Un diplôme sanctionnant une formation du niveau de l'enseignement post-secondaire d'une durée minimale de deux ans à temps plein (ou d'une durée équivalente à temps partiel) dans le domaine des techniques du bâtiment, délivré par une université, un établissement d'enseignement supérieur ou un établissement de niveau équivalent, ou un titre professionnel équivalent.
  • Toute preuve de la détention de connaissances équivalentes en lien avec les techniques du bâtiment.

La formation initiale obligatoire, préalable réglementaire à l'examen

Le passage par un organisme de formation certifié n'est pas une recommandation : c'est une condition de recevabilité du dossier de candidature. Les durées sont fixées par les textes, pas par l'organisme.

Pour les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024 (annexe I, § 4.1.1) : trois jours pour une certification sans mention, cinq jours pour une certification avec mention. Le module de cinq jours couvre les deux niveaux : un candidat qui vise directement la mention est dispensé du module de trois jours dédié au niveau sans mention.

Pour le DPE (annexe I de l'arrêté du 20 juillet 2023) : 56 heures au minimum, réparties en 28 heures au moins de théorie et 28 heures au moins de pratique, dont au moins 7 heures sur site. L'extension à la mention ajoute un module d'au moins 21 heures.

Les organismes de formation sont eux-mêmes certifiés, pour une durée de cinq ans (art. 7, 5°). Cette certification-là est distincte de celle du diagnostiqueur et suit son propre cycle.

Recevabilité du dossier, puis enchaînement des épreuves

Une fois la formation initiale validée, l'organisme certificateur vérifie la recevabilité du dossier du candidat et la validation de cette formation (annexe I, § 4.1.2). C'est ce contrôle administratif qui ouvre l'accès aux épreuves : un dossier incomplet ne se rattrape pas au moment de l'examen.

Viennent ensuite deux épreuves distinctes et cumulatives : l'examen théorique, sous forme de questionnaire à choix multiples, et l'examen pratique. Les deux doivent être satisfaits pour que l'organisme prononce une décision de certification. Réussir le QCM ne certifie personne.

L'examen théorique : deux modules non fractionnables

Pour les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, l'annexe I, § 4.1.3.1 dispose que l'examen théorique est décomposé en deux modules (l'un pour la certification sans mention, l'autre pour l'extension de périmètre à la certification avec mention) et que chaque module ne peut pas être fractionné. Le texte s'arrête là : il ne fixe ni nombre de questions, ni durée, ni seuil de réussite. Ces paramètres relèvent du dispositif particulier de certification de chaque organisme.

Le DPE fait exception. Son examen théorique est intégralement réglementé par l'annexe I, § 2.2.3.1 de l'arrêté du 20 juillet 2023 : 75 questions à quatre propositions, 90 minutes en continu, validation au-delà de 75 % de bonnes réponses, en présence d'un surveillant, la réalisation à distance étant interdite.

Cette asymétrie a des conséquences directes sur la manière de s'entraîner. Elle est détaillée dans la fiche Examen théorique de certification : le format n'est réglementé que pour le DPE.

L'examen pratique, que ce site ne prépare pas

L'examen pratique se déroule sur un bâtiment, avec usage effectif des instruments et rédaction d'un rapport. Pour les cinq domaines de l'arrêté du 1er juillet 2024, l'annexe III en décrit le contenu domaine par domaine : mise en œuvre de la méthodologie de repérage ou de contrôle, respect des protocoles d'intervention, réalisation des mesurages ou des prélèvements propres au domaine, analyse du risque lié à l'exercice de l'activité, élaboration d'un rapport détaillé et de croquis, rédaction en langue française.

Pour le DPE, l'épreuve a durci au 1er janvier 2026 : elle consiste désormais en la mise en pratique réelle de l'intégralité d'un diagnostic sur un bâtiment réel ou aménagé, d'une durée minimale de deux heures en continu, en présentiel devant un examinateur. Le régime transitoire des cas simulés a pris fin.

Cette épreuve n'est pas simulable en ligne. Nous ne la préparons pas et ne prétendons pas la préparer.

La décision de certification et ce qu'elle engage

La décision de certification ouvre un cycle de sept ans (art. 6, 5° de l'arrêté du 1er juillet 2024 ; art. 4, 6° de l'arrêté du 20 juillet 2023). Ce cycle n'est pas une période d'attente : il comporte des opérations de surveillance documentaire et un contrôle sur ouvrage, ainsi qu'une obligation de formation continue.

Le certificat s'accompagne d'obligations permanentes. Le diagnostiqueur conserve ses rapports pendant sept ans à compter de leur date d'établissement (art. 6). Il ne peut pas détenir plusieurs certificats pour un même domaine, sauf à titre temporaire et pour une période n'excédant pas deux mois, dans le cadre d'un renouvellement, d'un transfert d'organisme ou d'une extension de périmètre à la mention (art. 8). Il figure à l'annuaire public des diagnostiqueurs en activité prévu par le dernier alinéa de l'article L. 271-6 du code de la construction et de l'habitation.

S'y ajoutent les trois obligations cumulatives de ce même article L. 271-6 (compétence et moyens, assurance de responsabilité professionnelle, impartialité et indépendance), détaillées dans la fiche Compétence, assurance, impartialité.

Ce que ce site fait, et ce qu'il ne fait pas

Ce service intervient sur un seul segment du parcours : l'entraînement au QCM de l'examen théorique, à la certification initiale et à l'extension de périmètre. Chaque question porte l'article et la date de revue du texte sur lequel elle repose, et chaque examen blanc indique si son format est fixé par un arrêté ou seulement observé.

Il n'intervient nulle part ailleurs. Il ne dispense pas la formation initiale obligatoire, ne délivre aucun document opposable, ne prépare pas l'examen pratique, ne conseille pas sur une intervention réelle et n'est affilié ni au ministère chargé du logement, ni à un organisme certificateur, ni à un organisme de formation. Aucune promesse de résultat n'est faite, et aucun taux de réussite n'est affiché : il n'en existe aucun de vérifiable.

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